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Art-thérapie avec les adolescent-es: les pièges à éviter

Art-thérapie avec les adolescent-es : les pièges à éviter

Écrit par Alice Albertini, art-thérapeute MA

 

« La réussite de l'art-thérapie avec les adolescents est inextricablement liée à l'attitude de l'art-thérapeute. »

Bruce L. Moon

 

Introduction

Un adolescent qui entre dans un bureau d'art-thérapie n'a presque jamais choisi d'y être. Il a été envoyé par ses parents, son école ou un service de protection de la jeunesse. Il se méfie des adultes, déteste l'idée d'être analysé et détecte le manque d’authenticité en quelques secondes. Pour l'art-thérapeute professionnel-le, ce point de départ change tout : les repères du travail avec les adultes ne fonctionnent pas, et ceux du travail avec les enfants encore moins.

Et pour cause : l’adolescent est un être en chantier, en construction, qui vit des émotions intenses, voit son corps changer, est en quête de son identité et où le rapport avec les parents et les adultes change aussi drastiquement, car il est maintenant évident que ce n’est plus un-e enfant.

C'est précisément sur ce terrain que l'Américaine Shirley Riley (1932-2004) a bâti une œuvre clinique importante. Art-thérapeute et thérapeute familiale, elle a consacré l'essentiel de sa carrière aux adolescents et à leurs familles. Son ouvrage Contemporary Art Therapy with Adolescents (1999) demeure une référence de la littérature anglophone. Il y a aussi Bruce Moon, art-thérapeute existentiel, qui a passé des décennies dans des studios auprès d’adolescents en difficulté. Son ouvrage « The Dynamics of Art as Therapy with Adolescents (1998) propose une approche existentielle pour accompagner cette population.

Cet article propose trois choses : situer ce qui distingue le travail art-thérapeutique avec les adolescents de celui mené avec les enfants et les adultes, puis nommer les pièges les plus fréquents qui guettent les art-thérapeutes inexpérimentés. Il s'adresse aux art-thérapeutes professionnel-les et aux intervenant-es formé-es qui accompagnent cette population aussi particulière qu’attachante.

 

 

Ni enfant, ni adulte : pourquoi l'adolescence exige une approche distincte

Avec un enfant, l'art arrive naturellement, car c’est de l’expression spontanée. Dessiner, modeler, jouer : ce sont ses langages premiers. L’art-thérapie ne s’appelle pas de l’art-thérapie mais jouer et de la liberté d’être soi-même. L'alliance passe souvent par cet espace d’expression, la permission et la relation d'attachement. Avec un adulte, le cadre d’art-thérapie repose sur un contrat consenti : la personne vient d'elle-même, accepte le dispositif et peut généralement mettre des mots sur sa démarche, même imparfaitement.

L'adolescent ne correspond à aucun de ces deux scénarios. Riley (2001) identifie l'obstacle central : la plus grande difficulté pour établir une relation avec un adolescent est sa résistance à l'autorité et son manque de confiance envers le monde adulte. Il sait qu’il est en thérapie parce qu’il est « un problème » et il teste naturellement cette autorité. Ces attitudes ne sont pas pathologiques. Elles sont développementales : le processus de séparation-individuation pousse le jeune à se détacher des figures parentales, et toute personne adulte qui prétend « aider » se retrouve, par défaut, du mauvais côté. Surtout, si l’objectif est de corriger quelque chose.

À cela s'ajoute un paradoxe propre à cet âge. L'adolescent traverse une période d'intense créativité ; pensons aux graffitis, aux codes vestimentaires, au langage réinventé ; tout en refusant les formes de communication imposées par les adultes. Rubin (2010) souligne que l'introduction d'une troisième présence dans la relation thérapeutique, l'œuvre créée, constitue une réponse différente à cette réticence : on ne se parle plus face à face (avec deux mondes), on se parle à travers l'image. Cette triangulation protège le jeune de l'exposition directe que la thérapie verbale exige.

L'art-thérapie professionnelle offre donc un ajustement développemental que peu d'approches peuvent revendiquer. Encore faut-il savoir comment l'utiliser.

 

L’approche avec les adolescent-es : narration, métaphore

Riley s'inscrit dans le courant des thérapies narratives, qu'elle combine à une approche solution-focalisée adaptée aux contraintes des milieux cliniques. Sa méthode avec les adolescents repose sur quelques principes articulés, dont la cohérence fait la force.

D’abord l’externalisation qui vient avec la création d’une tierce œuvre. Pour Riley (2001), lorsqu'un comportement difficile est illustré ; par exemple dessiné, modelé, collé ; il devient extérieur au jeune. Le problème devient le problème ; le jeune cesse de l'être. Cette externalisation transforme la dynamique clinique : l'art-thérapeute et l'adolescent peuvent désormais examiner ensemble un objet symbolique posé sur la table, plutôt que de s'affronter dans un interrogatoire et du jugement. L'image agit comme un pont entre le monde intérieur du jeune et l’art-thérapeute qui cherche à accompagner.

La métaphore : dialoguer sans exiger

Les adolescents inventent constamment leurs propres métaphores ; dans leur langage, leurs codes vestimentaires et bien sûr les images créées. Riley (1999) propose de faire de cette inclination le cœur du travail clinique. Le sens n'est pas une destination mais un processus : il faut reporter le moment de « faire sens » et prendre le temps d'explorer l'imagerie pour élargir le champ des associations d'où le sens émergera.

Concrètement, comment fait-on ? D'abord, valider l'image telle qu'elle est, sans essayer de la « traduire ». Ensuite, adresser les questions à l'image plutôt qu'à la personne, et y rester aussi longtemps que nécessaire. Si une adolescente dessine une forteresse aux murs épais, l'art-thérapeute n'avance pas « tu sembles te sentir isolée » directement, même si c’est ce qu’elle pense. Avec curiosité, elle pose des questions : de quoi ces murs sont-ils faits ? Que protègent-ils ? Qui décide d'ouvrir la porte ? Que se passerait-il si elle s'entrouvrait ? Le dialogue se déploie entièrement dans la métaphore. La jeune fille peut y mettre des contenus très personnels tout en gardant la possibilité de déclarer qu'il ne s'agit « que d'un dessin ».

Cette retenue fait partie du monde des adolescent-e-s. Tant que la métaphore tient, le jeune peut continuer à communiquer, sans avoir l’impression d’être jaugé. Dès qu'un adulte l’analyse, « en fait, cette forteresse, c'est toi » ; il reprend le contrôle de l'échange, et le jeune risque de se fermer complètement. Riley observe que les adolescents aiment élaborer un récit à travers l'allégorie : c'est leur créativité appliquée à la communication. En art-thérapie, il y a un espace pour justement laisser cette créativité s’exprimer. L'art-thérapeute qui accepte de parler cette langue, sans exiger l'aveu ou la vulnérabilité affichée, obtient des dialogues de grande profondeur que l'interrogatoire direct n'atteint jamais.

Poser des questions

Au lieu de poser des questions directement, l’art-thérapeute suscite l’imagination du jeune. Plutôt que de demander « qu'est-ce qui te préoccupe ? », Riley suggère de poser la question comme ceci : « Si tu devais faire un reportage sur les jeunes de ton âge, quelle serait leur plus grande inquiétude ? Illustre-la pour m'aider à saisir. » Le jeune devient l'expert qui « éduque » l'adulte, pour se mettre à sa place. Il peut éviter la portée personnelle du sujet ; et c'est précisément ce qui lui permet de l'aborder. Il peut décider de dévoiler des choses personnelles, ou pas, de manière détournée ou non. Il peut aussi choisir de créer des images, qui en parlent, sans jamais dire un mot.

Le contexte familial et culturel

Formée à la thérapie familiale, Riley ne traite pas l'adolescent-e comme une entité détachée de son environnement. Le système familial, social et culturel exerce une influence constante sur le processus identitaire, et ce contexte se montre régulièrement dans les œuvres créées. Le plan de traitement doit en tenir compte, et certaines phases du travail gagnent à inclure les parents ; toujours avec l'accord explicite de l'adolescent.

 

 

Étude de cas : redevenir un garçon de treize ans

Profil : Marco, 13 ans, fils aîné d'une mère monoparentale en difficulté.

Contexte : Orienté vers un groupe d'art-thérapie pour adolescents à l’école. Marco fonctionne en « adulte de remplacement » : il gère la maison, surveille sa fratrie, porte les soucis de sa mère. Ce rôle parentifié l'épuise et l'isole de ses pairs.

Parcours en art-thérapie : Dans le groupe, ses images révèlent le poids des responsabilités qu'il s'impose. L'art-thérapeute ne lui demande pas d'y renoncer ; elle laisse le groupe réagir aux œuvres. Les autres jeunes dans le groupe lui montrent ceci : avoir le droit d'être un garçon de treize ans. Chaque fois que Marco se justifie d'avoir à prendre soin de sa mère, le groupe lui lance « treize ! ». L’intelligence collective du groupe sert de miroir à Marco. Le rappel, venu de jeunes de son âge et non d'un adulte, porte un poids qu'aucune intervention de la thérapeute n'aurait eu.

Résultats observés : Marco s'approprie l'objectif et rapporte, semaine après semaine, « l'âge » qu'il a eu entre les séances. Le rôle parentifié s'assouplit ; sa relation avec les autres adolescents du groupe se consolide et il apprend à plus se relaxer et être lui-même.

(Adapté de Riley, Contemporary Art Therapy with Adolescents, 1999)

La posture de l'art-thérapeute selon Bruce Moon

Art-thérapeute humaniste, peintre et musicien, Bruce Moon a forgé l'essentiel de sa pensée au fil de vingt-quatre années passées auprès d'adolescents en souffrance. Son ouvrage The Dynamics of Art as Therapy with Adolescents (1998) propose une approche existentielle où la posture du clinicien compte autant que la technique. En voici les principes essentiels.

Être avec, plutôt que traiter. Pour Moon, le mot thérapie signifie d'abord « prendre soin de ». Il en tire trois gestes fondateurs : être avec le jeune, faire avec lui, et honorer son existence. L'art-thérapeute n'applique pas une stratégie sur l'adolescent ; il l'accompagne pendant que celui-ci est en train de créer.

L'artiste-thérapeute et la contagion créative. L’art-thérapeute n'observe pas en retrait : il est lui-même engagé dans une pratique artistique vivante (approche studio). Cet engagement réel se transmet par ce que Moon nomme la contagion artistique. Face à des jeunes souvent en colère et incapables de générer cet élan seuls, c'est à l’art-thérapeute qu'il revient de poser le ton.

Une approche métaverbale. L'essentiel du travail se passe avant que l'adolescent ne dise un mot sur son image. L'action et la matière portent déjà le soin. La tâche première du clinicien est de préparer la scène pour que quelque chose advienne, sans se précipiter.

L'art réponse. L'art-thérapeute crée à son tour, en réponse directe à l'œuvre du jeune, pour développer l'empathie et nourrir le dialogue, surtout quand il y a confrontation et c’est difficile. Moon raconte avoir peint le portrait d'une adolescente suicidaire en plein refus, bandage compris : c'est sa peinture, et non une parole, qui a ouvert la relation.

Honnêteté et présence juste. L'adolescent détecte l'inauthenticité en quelques secondes. Moon plaide pour un mélange d'« honnêteté, intérêt sincère, bienveillance, fermeté, flexibilité et enthousiasme ». Non pas devenir le copain du jeune, mais rester un adulte réel et fiable, qui assume ses limites.

En résumé, l'art-thérapeute peut vraiment aider en étant un artiste authentiquement présent, qui crée aux côtés du jeune, accueille sa résistance comme un langage et lui fait confiance pour trouver son propre sens; plutôt qu'un technicien qui décode des images.

 

 

Pièges à éviter avec un-e adolescent-e

La littérature en art-thérapie pratique permet d'identifier des erreurs récurrentes faites par les professionnels inexpérimentés avec cette population.

Interpréter l'image. C'est le piège majeur. Riley (2001) est sans équivoque : l'art-thérapeute n'a aucun pouvoir magique pour voir le sens dans l'œuvre ; la « magie » vient de la créativité du jeune. Les adolescents se méfient des prétentions interprétatives des adultes, et ils ont raison. Projeter une signification sur une production, c'est reproduire exactement le rapport d'autorité que le jeune fuit. La règle : réserver ses projections personnelles et laisser l'adolescent révéler ce qu'il choisit de révéler, à son rythme.

Prendre un dessin pour une preuve. Riley (2001) qualifie d’«erreur » le fait de considérer une image comme un témoignage absolu d'abus ou de traumatisme. Une œuvre est une invitation au dialogue, pas une pièce à conviction. L'évaluation sérieuse compare les productions de séance en séance et confronte toujours l'image au récit du jeune.

Ne pas combattre la résistance. Le refus de parler, le bras croisé, le « c'est nul » : tout cela fait partie du matériel clinique, pas des obstacles à éliminer. Honorer cette résistance et la voir comme une métaphore de la période de l’adolescence est approprié. Moon invite à regarder la résistance comme des événements de performance dont il faut lire le scénario, plutôt que de les combattre. La résistance devient un matériau clinique.

Jouer la complicité factice. Vouloir devenir le « copain » du jeune échouera toujours, car l'adolescent détecte la posture et la manipulation sous-jacente pour l’amadouer. Moon et Riley plaident pour l'honnêteté et une transparence appropriée ;  y compris dans leurs limites. Riley raconte avoir un jour exprimé sans détour sa colère face à un acte de cruauté commis par un groupe de garçons, plutôt que de simuler une neutralité qu'elle ne ressentait pas.

Montrer les œuvres sans consentement. Partager les productions d'un adolescent avec ses parents, l'école ou des collègues sans son accord explicite détruira l'alliance, souvent définitivement. Les œuvres sont des confidences visuelles. Leur protection est un acte éthique non négociable. La limite étant bien sûr un passage à l’acte violent ou des plans suicidaires explicites.

Transposer un cadre conçu pour d'autres âges. Appliquer aux adolescents les dispositifs ludiques de l'art-thérapie avec les enfants leur donnera l’impression d’être infantilisés. Leur imposer le cadre introspectif adulte les expose trop tôt. Cette population exige son propre dispositif, pensé pour elle.

 

Une pratique qui ne s'improvise pas

Ces principes paraissent simples. Leur application pourtant ne l'est pas et requiert beaucoup de patience et de tact. Tenir un cadre face à la provocation, accueillir un contenu traumatique qui émerge dans une image, moduler la directivité selon l'état du jeune : tout cela relève d'une compétence clinique construite par une formation sérieuse (au minimum trois ans, avec stages supervisés) et entretenue par la supervision continue. C'est ce qui distingue l'art-thérapie professionnelle des ateliers créatifs de loisir, dont la valeur est réelle mais la visée différente. Avec des adolescents en souffrance, cette distinction est très importante : elle est une question de sécurité.

Faits saillants

  • L'adolescent arrive souvent en thérapie sous contrainte ; sa méfiance envers les adultes est développementale, non pathologique.
  • L'œuvre d'art introduit une troisième présence qui permet un dialogue indirect, ajusté au besoin de distance de cet âge.
  • La méthode proposée par Riley repose sur l'externalisation du problème, la communication par métaphore et la position d'expert confiée au jeune.
  • Le contexte familial, social et culturel doit être intégré au plan de traitement : l'adolescent n'est jamais un individu isolé.
  • Les pièges principaux : interpréter l'image, traiter un dessin comme une preuve,  juger la résistance et trahir la confidentialité des œuvres.
  • Le travail art-thérapeutique avec les adolescents exige une formation professionnelle complète et une supervision régulière.

 

 

Conclusion : entrer dans la langue de l'adolescence

Moon et Riley montrent que l’adolescence n'est pas un problème à corriger mais une langue à apprendre. Une langue faite d'images, de métaphores, de silences stratégiques et de loyautés invisibles. L'art-thérapie ne demande pas au jeune de traduire son monde dans le vocabulaire des adultes ; elle s’arrange pour lui laisser la place et entre dans le sien. C'est une inversion discrète, presque humble; et cela peut donner l’occasion de trouver du sens et développer son identité avec l’intégrité qui caractérise cet âge intense.

Pour l'art-thérapeute professionnel-le, accompagner des adolescents demande de tolérer un certain inconfort, de renoncer à vouloir trop vite et de faire confiance au processus créatif autant qu'à sa propre présence. En retour, peu de pratiques cliniques offrent des moments aussi vivants que celui où un jeune, qui n'avait rien à dire à personne, pousse vers vous une image et attend de voir si vous saurez la recevoir.

 

 

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Références bibliographiques

Dennison, S. T. (1998). Activities for adolescents in therapy: A handbook of facilitating guidelines and planning ideas for group therapy with troubled adolescents.

Linesch, D. (2016). Art Therapy with Adolescents. Dans D. Gussak et M. Rosal (dir.), The Wiley Handbook of Art Therapy. Wiley-Blackwell.

Moon, B. L. (1998). The Dynamics of Art as Therapy with Adolescents. Charles C. Thomas.

Riley, S. (1999). Contemporary Art Therapy with Adolescents. Jessica Kingsley Publishers.

Riley, S. (2001). Art therapy with adolescents. Western Journal of Medicine, 175(1), 54-57.

Richardson, C. (2015). Expressive arts therapy for traumatized children and adolescents: A four-phase model. Routledge.

Rubin, J. A. (2010). Introduction to Art Therapy: Sources and Resources. Routledge.

Siegel, D. J. (2013). Brainstorm: The Power and Purpose of the Teenage Brain. Tarcher/Penguin.

White, M. et Epston, D. (1990). Narrative Means to Therapeutic Ends. W. W. Norton.

 

Livres recommandés

  • Gussak, D. et Rosal, M. (dir.). The Wiley Handbook of Art Therapy (2016). “Bible » de la littérature clinique de l’art-thérapie en anglais. Plus de 750 pages couvrant l'état actuel de la profession, incluant le chapitre de Debra Linesch sur les adolescents.
  • Riley, S. Contemporary Art Therapy with Adolescents (1999). L'ouvrage de référence sur le sujet : approche narrative, travail de la métaphore, groupes, familles et milieux institutionnels. Dense et clinique.
  • Moon, B. L. The Dynamics of Art as Therapy with Adolescents (1998). Une approche existentielle incarnée, riche en vignettes, centrée sur la présence de l'art-thérapeute et le studio comme espace thérapeutique.
  • Siegel, D. J. Brainstorm (2013). Une lecture accessible des neurosciences de l'adolescence, qui réhabilite cette période comme ressource plutôt que comme problème.
  • Sudres, J-L. Soigner l'adolescent en art-thérapie. 2e édition (2007). Dunod. Centré sur la prise en charge des adolescents en rupture psychopathologique, l'ouvrage constitue également une introduction à la créativité chez l'adolescent. 

 

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