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Art-thérapie en distanciel : ce qui change avec la pratique en ligne

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Écrit par Alice Albertini, art-thérapeute MA

Note : Cet article aborde l’art-thérapie à modalité plastique.

« La technologie devient tierce dans la relation, une médiation qui structure temps, espace et visibilité. Le défi pour l’art-thérapeute n’est pas de faire disparaître l’écran, mais de l’habiter comme un espace transitionnel. »

— Inspiré de Winnicott (1991) et Snyder (2021)

 

Introduction

L’art-thérapie a longtemps été associée à un espace tangible : une table recouverte de papier, des mains plongées dans la peinture, l’odeur du bois ou de l’argile. L’acte créatif engage les sens, mobilise le corps et s’ancre dans un lieu, sous le regard attentif de l’art-thérapeute professionnel-le. Pourtant, depuis 2020, le numérique s’est progressivement imposé comme un nouvel espace thérapeutique.

Ce qui était au départ une réponse d’urgence à la pandémie de COVID-19 est devenu, cinq ans plus tard, une modalité de pratique à part entière. Mais passer du cabinet à l’écran ne se résume pas à « allumer la caméra ». La relation thérapeutique, le cadre, les matériaux, l’observation du processus créatif, la gestion des créations, la sécurité de la personne suivie : chaque dimension de la pratique art-thérapeutique se transforme lorsque l’écran remplace la présence physique.

Dans cet article, nous explorons les principaux ajustements que l’art-thérapeute professionnel doit opérer pour accompagner ses clients à distance. Des fondements du cadre thérapeutique en ligne aux spécificités de l’alliance à distance, en passant par la gestion des matériaux et la protection des créations, cet article s’appuie sur les recherches récentes dans le domaine, notamment les travaux de Zubala et al. (2021), Snyder (2021), Levy et al. (2018) et Cobb (2025). Il constitue aussi une introduction à notre nouveau guide pratique, Art-thérapie en distanciel : Guide pratique, conçu pour outiller les art-thérapeutes qui souhaitent intégrer le distanciel à leur pratique de manière sécuritaire et réfléchie.

 

D’un plan B à une modalité très utilisée

Au début de 2020, la grande majorité des art-thérapeutes travaillaient en présentiel. L’usage du numérique restait marginal et les centres de formation n’abordaient que rarement, voire jamais, la question de l’art-thérapie à distance. L’arrivée de la pandémie a provoqué un basculement soudain, guidé par un impératif : assurer la continuité des soins et éviter les ruptures de suivi.

Il faut toutefois souligner que des initiatives existaient bien avant 2020. Dès les années 2000, Cathy Malchiodi a exploré l’intégration des outils numériques dans la pratique art-thérapeutique. Penny Orr (2016) a analysé les défis liés à la confidentialité et à la relation thérapeutique à travers les plateformes numériques. En milieu hospitalier, des projets spécialisé en art-thérapie à distance avaient déjà vu le jour pour les soins palliatifs et avec des personnes des régions isolées (Jones, 2017).

La chercheuse Ania Zubala, de l’Université d’Édimbourg, constitue aujourd’hui une référence incontournable. Sa méta-étude Art Therapy in the Digital World (Zubala et al., 2021) recense douze études empiriques et conclut à une « ouverture prudente » sur l’usage du numérique en art-thérapie. Depuis, de nombreux travaux ont prolongé ces observations, comme ceux de Feniger-Schaal et al. (2022) ou l’ouvrage collectif Virtual Art Therapy (Winkel et al., 2022).

Cinq ans après le basculement initial, l’art-thérapie en ligne n’est plus un plan B temporaire. Elle se définit comme une modalité de soin acceptée et de plus en plus encadrée. Mais cette évolution exige des ajustements profonds dans la pratique.

 

Recréer l’espace sécurisant en ligne

En présentiel, le cabinet forme les limites du cadre physique : une pièce identifiable et fermée, des rituels d’entrée et de sortie, des matériaux à disposition. En ligne, ce « contenant » n’existe pas d’emblée. Il doit être co-construit avec la personne suivie, séance après séance.

Le premier changement majeur concerne le transfert du contrôle de l’environnement. En cabinet, l’art-thérapeute établit le cadre et propose le matériel. En distanciel, c’est la personne suivie qui maîtrise son espace : elle choisit la pièce, la disposition, le matériel, la lumière. Elle peut aussi décider ce qu’elle souhaite montrer en positionnant sa caméra d’une certaine façon. Cette redistribution du pouvoir dans la relation thérapeutique exige une adaptation profonde de la part de l’art-thérapeute.

Pour recréer un espace sécurisant, les recherches suggèrent de mettre en place des rituels clairs. Un rituel d’ouverture (salutation, vérification du son et de l’image, rappel de la durée et du cadre), un moment de transition vers la création (présentation de la consigne, passage au « temps d’atelier »), et un rituel de clôture (ranger l’œuvre, nommer ce qui reste, vérifier l’état émotionnel avant de quitter la séance). Ces repères structurent l’expérience et compensent l’absence de murs physiques.

L’environnement visible à l’écran devient également une part du langage thérapeutique. L’éclairage, le fond visuel, la confidentialité sonore : autant d’éléments que l’art-thérapeute doit guider, sans pour autant imposer. Certaines personnes n’ont pas de pièce fermée, d’autres partagent le Wi-Fi avec toute la famille, d’autres peuvent être surveillées par un conjoint contrôlant. L’espace en ligne est un espace d’adaptation constante.

 

L’alliance thérapeutique à distance

Comment rester pleinement « présent-e » lorsque l’on n’est pas dans la même pièce que l’autre et que le corps est hors champ ? C’est l’une des questions les plus délicates de l’art-thérapie en ligne. Pourtant, les recherches nuancent les craintes d’une relation « appauvrie » à distance. Les participants des différentes études décrivent un sentiment de connexion réelle, de soutien et d’appartenance, même à travers l’écran (Collie et al., 2017 ; Levy et al., 2018).

Cependant, les éléments-clés de cette alliance changent. En présentiel, l’art-thérapeute perçoit le corps entier du client pendant qu’il crée : posture, respiration, tension musculaire, gestes. En distanciel, cette observation se réduit à ce que la caméra cadre. L’attention se concentre alors sur les micro-expressions, le ton de la voix, les hésitations. L’art-thérapeute développe de nouvelles compétences d’observation.

Trois dimensions soutiennent particulièrement cette alliance à distance. La présence esthétique désigne la manière dont l’art-thérapeute se montre : posture, tonalité de voix, rythme, environnement visuel. Le regard caméra pose un défi particulier : pour que le client se sente « vu », l’art-thérapeute doit parfois regarder la caméra plutôt que le visage à l’écran. Enfin, l’accordage incarné (embodied attunement) désigne la capacité de l’art-thérapeute à rester connecté à ses propres sensations corporelles et à les utiliser comme outil de compréhension de ce que vit l’autre.

Les coupures Internet, les bruits extérieurs et les interruptions sont également des défis. Certaines personnes vivent ces moments comme des ruptures dans le processus. L’art-thérapeute peut alors les transformer en opportunités, les intégrer dans le processus thérapeutique, voire les aborder comme des métaphores du lien thérapeutique lui-même.

 

Évaluation et sécurité

L’évaluation initiale existe en présentiel, mais elle se complique lorsque le suivi se fait à distance. Elle explore désormais non seulement la sécurité psychique de la personne, mais aussi son environnement de vie, ses ressources locales et sa maîtrise de la technologie.

Certaines situations constituent des contre-indications à un suivi en distanciel. Les personnes présentant des idéations suicidaires actives, des épisodes de dissociation sévère ou un traumatisme complexe nécessitent généralement une prise en charge en présentiel. Les situations de violence domestique et de contrôle coercitif rendent également le suivi à distance délicat, car la présence d’un partenaire contrôlant peut compromettre la confidentialité et la sécurité (Cobb, 2025). Enfin, un enfant très jeune ne pourra pas maintenir le lien à travers un écran sans la présence constante d’un adulte.

Le plan de sécurité est un autre ajout fondamental. Il inclut la vérification de l’adresse physique de la personne, l’identification des contacts d’urgence locaux, la mise en place de scénarios en cas de panne technique (bascule en audio, rappel téléphonique) et, dans les contextes d’insécurité, un code de sécurité convenu (mot, phrase ou geste) que la personne pourra utiliser si besoin est.

Le consentement éclairé numérique, quant à lui, doit inclure des clauses spécifiques au distanciel : description claire du dispositif, risques et limites spécifiques à la pratique en ligne, gestion de la confidentialité et des données numériques, conditions d’enregistrement, règles de communication hors séance, et précisions sur la juridiction géographique d’exercice. Ces éléments, souvent négligés, sont pourtant essentiels pour protéger la personne suivie et l’art-thérapeute.

 

L’effet de désinhibition en ligne

L’un des phénomènes les plus spécifiques au distanciel est l’effet de désinhibition, décrit par le chercheur John Suler (2004). Des personnes disent ou montrent à travers l’écran des choses qu’elles n’oseraient pas partager en face à face. Ce phénomène s’observe aussi en art-thérapie en ligne.

Cet effet comporte des risques : le rythme d’ouverture peut être trop rapide. Une personne peut se dévoiler en une ou deux séances avec des éléments traumatiques, puis se sentir envahie par la honte ou le regret. Mais il offre aussi des opportunités cliniques : un accès plus direct à certains contenus, un sentiment de protection lié au fait d’être chez soi, et le domicile comme scène symbolique riche de sens. Travailler avec cet effet suppose de le nommer, de l’intégrer au processus thérapeutique.

 

Matériaux et créations en distanciel

À distance, la personne suivie devient responsable de ses matériaux artistiques. C’est un changement fondamental par rapport au présentiel, où l’art-thérapeute met à disposition une variété de matériaux. En ligne, il peut y avoir beaucoup moins de variété, et les art-thérapeutes utilisent souvent la notion de « trousse de base » : papier, crayons de couleur, feutres ou pastels, colle, ciseaux, magazines pour le collage, aquarelles.

Un aspect créatif intéressant émerge toutefois de cette contrainte : l’utilisation des objets du quotidien comme support de création. Pierres, feuilles, cailloux, textiles, emballages, vaisselle, bibelots. Ces objets trouvés dans l’environnement de la personne peuvent enrichir le processus de manière inattendue. La chercheuse Ania Zubala considère d’ailleurs que le cœur de l’art-thérapie réside autant dans le travail symbolique que dans la manipulation des matériaux (Zubala et al., 2021).

Les applications de création numérique offrent également des possibilités intéressantes : dessin numérique, collage digital, bacs à sable virtuels, tableaux de vision, mais aussi des outils de réalité virtuelle. Le smartphone devient un outil créatif, notamment pour la photographie thérapeutique : photo quotidienne thématique, réponse par l’art à une image, méthode Photovoice adaptée à l’art-thérapie en ligne (Feen-Calligan et al., 2023 ; Kim, 2022).

Pour la gestion des créations, la question devient particulièrement épineuse. En présentiel, l’art-thérapeute conserve les œuvres dans son cabinet, créant un contenant thérapeutique. En distanciel, la création reste chez la personne, ce qui soutient l’appropriation de son processus créatif, mais pose des questions de confidentialité : qui peut voir l’œuvre à la maison ? Comment la protéger des regards non désirés ? Le transfert sécurisé des photos constitue un autre enjeu, les courriels non chiffrés et les messageries sociales présentant des risques de piratage importants.

 

Art-thérapie en ligne et populations spécifiques

Enfants et adolescents. Le travail avec les mineurs à distance comporte des défis particuliers : difficulté de trouver un espace privé à la maison, fatigue de l’écran, implication nécessaire mais potentiellement intrusive des parents. Certains art-thérapeutes adaptent leurs séances avec des rythmes plus dynamiques (alterner parole, création et pauses physiques), des activités intégrant l’espace de vie (chasse au trésor créative dans la maison), et l’utilisation des arrière-plans et filtres comme matériel projectif. L’art-thérapeute américaine Kathryn Snyder (2021) a développé le concept de « cercle magique » en télé-art-thérapie avec les enfants : un cadre en trois temps transposé à l’écran par différents rituels visuels et narratifs.

Groupes thérapeutiques. Les groupes d’art-thérapie à distance ajoutent une complexité autour de la confidentialité et de la gestion de la parole. Les risques ne concernent plus seulement les paroles, mais aussi les images des œuvres visibles à l’écran. Une entente de groupe claire est nécessaire : caméra allumée, micro éteint sauf quand on parle, interdiction de captures d’écran et d’enregistrements. La facilitation de l’art-thérapeute doit être plus active qu’en présentiel pour gérer les chevauchements de voix et les silences perçus comme « vides » (Collie & Cubranic, 2002).

Trauma et dissociation. Les études rappellent que certains signes non verbaux de détresse restent visibles à l’écran (regard fixe, visage figé, immobilité), tandis que d’autres sont cachés hors champ (mains, jambes, tension du corps). Le retrait soudain, la caméra éteinte ou la personne hors champ peuvent signaler un débordement émotionnel. L’art-thérapeute doit proposer des techniques d’ancrage adaptées au distanciel : ancrage sensoriel guidé à partir d’objets présents chez la personne, ancrage corporel visible à la caméra, dessin d’un lieu sûr ou d’une forme enveloppante (Levy et al., 2018).

 

Comment gérer la fatigue liée au numérique

La pratique en distanciel expose les art-thérapeutes à des formes particulières de fatigue, d’isolement et de surcharge émotionnelle. La « fatigue Zoom », décrite par Wiederhold (2020), désigne l’épuisement cognitif et émotionnel lié aux heures passées devant l’écran. Avec l’art-thérapie en ligne, cette fatigue est amplifiée par la sur-vigilance nécessaire : examiner simultanément le visage du client, l’arrière-plan, l’œuvre en cours et l’interface technique.

L’isolement professionnel constitue un autre enjeu. Le passage à la télé-pratique signifie souvent la perte du lien local avec une équipe ou une institution. Recevoir des contenus émotionnellement lourds depuis son domicile, sans le sas de décompression que représente le trajet entre le bureau et la maison, peut accentuer la porosité entre vie professionnelle et vie personnelle.

Les recherches soulignent la valeur des réseaux professionnels: supervision de groupe, communautés de pairs, espaces d’échange structurés entre art-thérapeutes (Zubala et al., 2021). Une auto-évaluation régulière des limites physiques, émotionnelles et relationnelles s’avère également précieuse pour repérer les signes précoces de déséquilibre (Cobb & Willis, 2025). Enfin, la supervision spécifique à la télé-pratique (abordant les enjeux de confidentialité numérique, de gestion des urgences à distance) apparaît comme une composante essentielle du maintien de la qualité professionnelle.

 

Faits saillants

  • L’art-thérapie en distanciel n’est plus un plan B.
  • Le cadre thérapeutique doit être co-construit avec la personne suivie.
  • L’alliance thérapeutique à distance repose sur la présence esthétique, le regard caméra et l’accordage incarné.
  • L’évaluation initiale, le plan de sécurité et le consentement éclairé se densifient considérablement en distanciel. Plusieurs clauses sont à ajouter et prévoir au contrat thérapeutique.
  • L’effet de désinhibition en ligne offre des opportunités cliniques, mais exige vigilance et supervision.
  • Prendre soin de soi comme art-thérapeute pratiquant en ligne est essentiel.

 

Conclusion

La pratique de l’art-thérapie en distanciel ne consiste ni à sacraliser la présence physique ni à idéaliser la technologie, mais à chercher un équilibre pragmatique entre les deux. L’écran n’est pas un simple reflet du cabinet : c’est une membrane vivante qui influence la relation, l’expression et la symbolisation.

L’avenir de la profession se dessine probablement comme hybride. Une majorité d’art-thérapeutes envisagent de conserver une part de pratique en ligne, pour répondre aux contraintes géographiques, physiques ou temporelles de leurs clients. Et cette ouverture exige des connaissances adaptées, des outils concrets et une réflexion éthique permanente.

En définitive, l’art-thérapie à distance repose sur trois piliers : un cadre humain et technique clair, la créativité à l’écran, et une qualité d’attention particulière pour maintenir cette présence qui est au cœur du métier. C’est précisément cet équilibre que nous avons voulu explorer et outiller dans notre dernier guide pratique téléchargeable.

 

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Références bibliographiques

Cobb, R. A. (Ed.). (2025). The Therapist’s Notebook for Teletherapy with Children and Adolescents: Creative Interventions for Effective Online Therapy. Taylor & Francis.

Collie, K., & Cubranic, D. (2002). Computer-supported distance group counseling: A case study. Journal for Specialists in Group Work, 27(4), 377–395.

Collie, K., Prins Hankinson, S., Norton, M., et al. (2017). Online art therapy groups for young adults with cancer. Arts & Health, 9(1), 1–13.

Feen-Calligan, H., Grasser, L. R., Nasser, S., et al. (2023). Photovoice techniques and art therapy approaches with refugee and immigrant adolescents. The Arts in Psychotherapy.

Feniger-Schaal, R., Orkibi, H., Keisari, S., et al. (2022). Shifting to tele-creative arts therapies during the COVID-19 pandemic. Frontiers in Psychology.

Jones, G. (2017). Tele-health art therapy in palliative care: A case study. British Association of Art Therapists.

Kim, J. H. (2022). Art therapy utilizing smartphones as a therapeutic stimulus to promote self-expression. The Arts in Psychotherapy, 81, 101970.

Levy, C. E., Spooner, H., Lee, J. B., et al. (2018). Telehealth-based creative arts therapy: Transforming mental health and rehabilitation care for rural veterans. The Arts in Psychotherapy, 57, 20–29.

Malchiodi, C. A. (2000). Art Therapy and Computer Technology: A Virtual Studio of Possibilities. Jessica Kingsley Publishers.

Orr, P. P. (2016). Art Therapy and Digital Media: Creative Approaches and Meaning Making. Jessica Kingsley Publishers.

Snyder, K. (2021). The digital art therapy frame: Creating a magic circle in teletherapy. Art Therapy, 38(2), 75–83.

Suler, J. (2004). The online disinhibition effect. CyberPsychology & Behavior, 7(3), 321–326.

Wiederhold, B. K. (2020). Connecting through technology during the coronavirus disease 2019 pandemic: Avoiding “Zoom fatigue.” Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking, 23(7), 437–438.

Winkel, M. (2022). Virtual Art Therapy: Research and Practice. Routledge.

Zubala, A., & Hackett, S. (2020). Online art therapy practice and client safety: A UK-wide survey in times of COVID-19. International Journal of Art Therapy, 25(4), 161–171.

Zubala, A., Kennell, N., & Hackett, S. (2021). Art therapy in the digital world: An integrative review of current practice and future directions. Frontiers in Psychology, 12, 595536.

 

Livres et articles recommandés

Cobb, R. A. (Ed.). (2025). The Therapist’s Notebook for Systemic Teletherapy. Routledge. 40 chapitres d’interventions adaptées à la télé-psychothérapie avec différentes clientèles, dont les enfants et adolescents. Des outils directement applicables.

Winkel, M. (2022). Virtual Art Therapy: Research and Practice. Routledge. Livre de référence sur l’art-thérapie en virtuel, avec 17 chapitres rédigés par des art-thérapeutes partageant leurs différentes expériences de pratique en ligne.

Perle, J. G. (2021). A Mental Health Provider’s Guide to Telehealth. Routledge. Guide pratique et complet couvrant les concepts clés de la télé-thérapie, les disparités en santé mentale et les aspects éthiques de la pratique à distance.

Zubala, A. (2023). Art Psychotherapy Meets Creative AI: A Review. The Arts in Psychotherapy, 88. Revue récente explorant l’intersection entre l’art-thérapie et l’intelligence artificielle, ouvrant la réflexion sur l’avenir numérique de la profession.

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