L'art-thérapie des profondeurs : qu’est-ce donc?
Écrit par Alice Albertini, art-thérapeute MA
Cet article porte surtout sur l'art-thérapie plastique.
"Souvent les mains savent résoudre une énigme
contre laquelle l'intellect a lutté en vain. "
C. G. Jung
Pour beaucoup de monde, le mot « art-thérapie » évoque encore le loisir, l'activité inoffensive pour se faire du bien. Le mot thérapie s'inscrit aussitôt dans notre réalité ou le développement personnel très simplifié, vient apaiser, par des activités facile l'anxiété due à notre époque. Mais cette perception est erronée, inexacte, voire fausse.
L'art-thérapie professionnelle est un accompagnement psychique sérieux, qui réunit trois éléments : une personne aidée, une création faite à la main, et un·e art-thérapeute pour tenir ce cadre. Il existe un espace, avec ces trois éléments, et l'art-thérapeute n'a pas appris son métier entre deux cours en ligne, mais au fil d'une formation assez longue et complexe.
Un psychologue suisse a marqué le 20ème siècle et n'est pas si connu, dans les pays ouu a prévalu la psychanalyse de Sigmund Freud et ses héritiers: Carl Gustav Jung. Et pour cause: après avoir été très proches, les deux hommes ont rompu, car de nombreux désaccords sur l'inconscient, avaient fini par les éloigner.
Aux états unis, les pionnières de l'Art-thérapie Margaret Naumburg et Florence Cane notamment connaissaient l'approche psychanalytique de Jung, car elles avaient elles-mêmes été suivies par un analyste jungien.
L'art-thérapie s'est développée d'abord comme un métier qui articulait les postulats de la psychanalyste américaine avec la création artistique auprès des enfants. Alors qu'en Europe, les débuts de l'art-thérapie sont plutôt reliés aux hôpitaux psychiatriques, auprès des personnes aliénées, auxquelles on proposait de peindre ou de dessiner.
Même si Carl Jung n'est pas considéré comme un pionnier de l'art-thérapie, sa trace se retrouve un peu partout, car le travail avec les rêves et l'imaginaire se traduit aisément avec les images peintes, sculptée ou dessinées.
Bien avant que l'art-thérapie n'existe, CarlJung avait lui-même dessiné et peint des mandalas. Il a également passé du temps à sculpter des pierres à son domaine de Bollligen.
Il n'aurait pas apprécié qu'on appelle l'art-thérapie "jungienne", car il ne voulait pas que son nom de famille serve à une espèce de culte.
Dans cet article, nous allons présenter le contour de ce que j'appelle l'art-thérapie des profondeurs : une approche qui prend sa source dans la psychologie analytique, de Carl Gustav Jung. Une psychologie prolongée par James Hillman, Marie-Louise von Franz, Marion Woodman etc... Et qui a été ensuite articulé avec le champ de l'art-thérapie américaine, par Nora Swan-FOster, par Shaun McNiff, Monica Carpendale ou, encore en français, par Johanne Hamel.

Carl Jung, Illustration du Livre Rouge: Liber Novus, page 55
1 — Jung, précurseur naturel de l'art-thérapie
Carl Gustav Jung (1875-1961) est un médecin psychiatre suisse, né dans une famille de pasteurs et de médecins. Ce double héritage, spirituel et scientifique, est vraiment à l'image de ce qu'il restera toute sa vie. Héritier pressenti de Freud, il s'en éloigne en 1913. Là où Freud voit surtout dans l'inconscient un réservoir de pulsions refoulées, assez négatives, Jung y voit également une source de créativité et d'orientation, tournée vers l'avenir. De cette divergence (et d'autres) commence pour Jung une recherche introspective profonde qui va l'amener à créer sa propre vision de la psychologie analytique, qu'on appelle parfois la psychologie des profondeurs. Les profondeurs étant celles d'une plongée dans l'insconcient, ce vaste inconnu, où se trouve un véritable parcours de maturation de l'égo/conscient.
L'essentiel de l'approche est de rendre l'inconscient conscient. Travailler sur ses rêves est une approche naturellement utilisée en psychothérapie. Pour Jung, l'inconscient ne parle pas d'abord par concepts, mais par images. La psyché parle en images. Alors créer — dessiner, peindre, modeler — devient une voie privilégiée pour entrer en relation d'égal avec lui. Pour l'égo conscient, le fait d'apprendre à mieux connaître son inconcient est la voie de l'intégration et de la libération des différents carcans familliaux, éducatifs et sociétaux.
Le postulat de l'art-thérapie des profondeurs n'est donc pas d'interpréter l'image, mais de la laisser parler sous différentes formes. C'est ainsi qu'on est à l'écoute de l'altérité: l'inconscient.
Jung ne s'est pas contenté de la théorie. Entre 1913 et 1930, traversant une longue « confrontation avec l'inconscient », il consigne ses visions dans un ouvrage unique, le Livre rouge (Liber Novus). Il y dessine ses imaginations actives (rêves éveillés), donne forme à ses figures intérieures et leur pose des questions. Il dessine également de nombreux mandalas. Ce projet très personnel fait de lui l'un des premiers à peindre pour explorer sa propre vie intérieure.
Une filiation longtemps méconnue. On mesure mal à quel point la naissance de l'art-thérapie doit à Jung. Aux États-Unis, Margaret Naumburg, souvent appelée la « mère de l'art-thérapie », et sa sœur Florence Cane ont toutes deux été analysées par la jungienne Beatrice Hinkle. Cane développe une pédagogie fondée sur l'alternance d'états actif et réceptif, le rythme du corps et le « gribouillis » (scribble) comme point de départ de la création visuelle. En Suisse, Dora Kalff crée le « jeu de sable » (sandplay), directement issu de la pensée jungienne. En Grande-Bretagne, Irene Champernowne, analysée par Jung lui-même, fonde en 1942 la communauté thérapeutique de Withymead, dans l'après guerre.
Cette lignée est restée ténue des écoles d'art-thérapie. Il y a un cours sur la psychologie de Carl Jung à l'UQAT (programme de maîtrise en art-thérapie au Québec). C'est sur l'art-thérapie des profondeurs que je vais axer notre prochaine formation pour les professionnel-les. À consulter ici.

2 — Travailler créativement avec l'image
Si la psyché parle en images, en symboles, en métaphores, encore faut-il savoir les recevoir.
C'est tout le travail concret de l'art-thérapie des profondeurs, et il commence souvent par l'image du rêve.
Le rêve, fait naturel et compensateur. Là encore, Jung se distingue de Freud. Pour Freud, le rêve masque un désir refoulé derrière un contenu manifeste. Pour Jung, le rêve est un fait naturel et autorégulateur : il compense l'attitude consciente. On l'aborde donc avec une attitude de « non-savoir», sans se figer dans l'interprétation. C'est pour cela que les nombreux dictionnaires des rêves, avec leur interprétation simpliste, ne peuvent capturer la complexité souvent multi couches du rêve. Dessiner ou peindre un rêve, permet de « continuer de rêver le rêve plus en détail à l'état de veille ». En France, Alexandra Duchastel et, au Québec, Johanne Hamel ont montré combien le passage du rêve à l'image plastique apaise et approfondit le dialogue.
L'imagination active. C'est la méthode (genre de méditation éveillée/rêveuse) que Jung a pratiqué avant d'écrire le Livre rouge : un dialogue délibéré avec les figures de son inconscient (Salomé, Philemon etc...). Jung la décrit en trois temps : abaisser le niveau de vigilance, faire entrer la conscience l'image ou la figure pour dialoguer avec elle, puis poser un geste. En art-thérapie, l'imagination active se joue pendant la fabrication de l'œuvre et dans l'échange avec l'image terminée. Marie-Louise von Franz y a ajouté une autre étape : la confrontation éthique, qui engage la personne à adopter une attitude dans sa vie, qui tient compte du message de l'image. C'est à dire qu'il faut prendre ce message ou cette prise de conscience au sérieux.
L'inconscient collectif, les archétypes, mythes et amplification. L'inconscient collectif est une couche profonde de la psyché, commune à toute l'humanité, contenant l'héritage spirituel de l'évolution humaine sous forme d'archétypes. Les archétypes sont ces modèles innés de perception et de comportement (le héros, l'enfant, le guerrier, la princesse, le vilain...) qui s'expriment à travers les rêves et les mythes. Pour éclairer une image sans la réduire, Jung propose l'amplification de ces archétypes : relier l'image aux mythes, aux contes, aux récits qui en portent l'écho, puis revenir toujours à l'image de départ. Le voyage du héros — l'odyssée, le départ, l'épreuve, le retour — dévoile ainsi la carte du parcours de maturation que vit la personne.
L'image comme âme, l'image comme tiers. James Hillman est un dissident de la pensée jungienne, et il affirme que « les images sont des âmes » et invite à rester avec l'image plutôt qu'à la décoder comme les interprétations qui caractérisent la psychalalyse classique. L'art-thérapeute Shaun McNiff, dans Art as Medicine, s'est directement inspiré de Hillman. Il traite l'image comme la création artistique et la traite comme une personne à part entière, avec laquelle on entre en dialogue (par l'écriture par exemple).

Étude de cas
Profil : Hélène, la quarantaine, suivie sur un traumatisme relationnel ancien.
Contexte : en séance individuelle d'art-thérapie, elle dessine en silence, aux crayons aquarellables, plusieurs zones de « possibilités » pour son avenir.
Parcours en art-thérapie : elle remarque une zone « trop rigide », qu'elle relie à son histoire familiale : « je n'aimais pas, mais j'ai laissé faire»; les mots mêmes de son adaptation du passé. Elle essaie d'adoucir les traits ; ils résistent, comme auparavant. Frustrée, elle découpe la zone avec des ciseaux. Le morceau enlevé ressemble à un œuf. Sur une feuille neuve, avec un fond violet, elle recolle les deux parties en une seule image et relie les formes entre elles.
Résultats observés : « le fond violet, c'est le mystère qui tient tout », dit-elle. En défaisant puis en refaisant son image, Hélène a trouvé du sens à son problème et retrouvé confiance en sa capacité de changer — sans aucune interprétation de la part de l'art-thérapeute. Le processus créatif a amené la cliente à trouver une solution pour le présent, et à racommoder ce qui était séparé, concrètement. Lorsqu'une "synthèse" créative se fait en séance, on appelle cela la fonction transcendante (terme jungien).
(Adapté de Nora Swan-Foster, Jungian Art Therapy, 2018)

3 — Cartographier la psyché : où se dirige l'énergie?
Pour accompagner ces images, encore faut-il avoir une carte de la psyché sous la main. Murray Stein a voulu créer "la carte de la carte de Jung" dans son ouvrage vulgarisateur Jung's Map of the Soul.
L'énergie psychique et la tension des opposés. Jung élargit la libido freudienne à une énergie psychique vitale, plus vaste que juste l'énergie sexuelle qui est vue avant tout comme créatrice et génératrice. Cette énergie naît de la tension entre des opposés conscient/inconscient : « sans friction, il n'y a pas d'énergie », comme le feu naît de deux bâtons frottés. Apprendre à tenir cette tension, cette friction au lieu de l'éviter, au lieu de choisir entre les deux, est le moteur de la maturation psychique.
Les instances de la psyché. Autour du moi (l'ego, centre de la conscience) se tient la persona, le masque social adaptatif (et utile) que nous présentons au monde. Dans l'insconscient, la contrepartie est l'ombre : tout ce que nous refusons de reconnaître en nous (et projetons sur le monde extérieur, les autres, l'étranger par exemple). Il y a aussi les contreparties de genre l'anima pour les hommes et l'animus pour les femmes. Au-delà s'étend l'inconscient personnel, fait de nos complexes, qui s'ouvre lui-même sur l'inconscient collectif et ses archétypes. Dessiner, peindre ou modeler permet de donner un visage à toutes ces instances, et de commencer à dialoguer avec elles.
Anima, animus et fonction transcendante. Jung nomme anima et animus notre attitude "conjugale" envers notre "autre" intérieur, grande fabrique de projections sur l'autre genre. L'anima est la contrepartie intérieure d'un homme, alors que l'animus est la contrepartie intérieure d'une femme, chacun étant très liée à la manière dont nous sommes en relation avec les humains à l'extérieur. Lorsque la psyché tient ensemble ses polarités au lieu de les cliver, un « troisième » peut naître: C'est la fonction transcendante.
Le Soi et l'individuation. Au centre et à la circonférence de toute la psyché, Jung place le Soi : archétype de la totalité, « image de Dieu » en nous, qui se manifeste souvent par le cercle et le mandala (intégrant les différentes facettes, conscientes et inconscientes). Le mouvement par lequel le moi se relie au Soi, Jung l'appelle individuation : un travail de toute une vie, non linéaire, « une circumambulation du Soi ». L'individuation est ce processus de croissance de l'individu, généralement commencé vers la quarantaine ; elle « rassemble le monde à soi ».
La posture de l'art-thérapeute. L'attitude de l'art-thérapeute compte énormément : laisser advenir, contenir, ne pas sur-interpréter — « ne pas piétiner ni étouffer les images ». Nora Swan-Foster propose une méthode intégrative où les complexes deviennent la « matière de la transformation » : pas des défauts à corriger, mais la materia prima du travail. C'est une chance d'avoir accès a tout ce matériel d'art pour jouer avec le processus et rendre visible l'invisible, pour donner corps aux images. C'est pourquoi la formation d'un·e art-thérapeute est exigeante — plusieurs années d'études, des stages, de la supervision; et aussi pourquoi elle demande d'avoir soi-même parcouru ce chemin. On n'accompagne bien que là où l'on est déjà allé.
Faits saillants
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L'art-thérapie des profondeurs relie la psychologie de Jung (et consorts) à la création : l'inconscient parle en images et créer devient une voie concrète pour entrer en relation avec lui.
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Jung est un précurseur officieux de l'art-thérapie : Naumburg, Florence Cane, Dora Kalff etc... une filiation souvent oubliée.
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Le rêve et l'imagination active se prolongent par l'image plastique ; on ne cherche pas à interpréter, on laisse l'image se révéler, parler, se transformer et on dialogue avec elle.
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Archétypes, amplification et parcours du héros offrent un langage pour relier l'expérience intime aux grands récits de l'humanité.
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La carte "jungienne" de la psyché — énergie, tension des opposés, ombre, Soi, individuation et ce n'est que le début de la profondeur.
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C'est une psychothérapie exigeante, qui suppose une formation sérieuse et un travail sur soi et qui prend du temps aussi.
Conclusion
L'art-thérapie des profondeurs est la combinaison naturelle entre la psychologie jungienne et ses héritiers, combiné avec le cadre de l'art-thérapie professionnelle. Elle propose quelque chose de plus mystérieux : un chemin de réalisation de soi, accompagné par la créativité de l'inconscient. En suivant l'image là où elle veut exprimer, en tenant la tension des opposés, en laissant le symbole faire son œuvre, la personne marche vers plus de cohérence intérieure et de prises de consciences "intégratives", ce que Jung nommait l'individuation.
Ce qui rend cette approche spéciale, c'est qu'elle intègre les approches du passé, avec le processus créatif ancré dans la matière et le présent. Elle relie nos rêves, leurs symboliques étrange à ce que peuvent créer nos mains. Et elle n'oublie pas la sagesse des récits, des contes de fées et de l'imaginaire. C'est un chantier encore largement à construire, à transmettre et à enseigner. Et, peut-être, redonner à la création la place que Jung lui avait reconnue : non pas un ornement du soin, mais l'une de ses voies les plus profondes vers soi.
Aller plus loin : une formation en art-thérapie des profondeurs
Cet article est lié à une proposition de formation en ligne : Introduction à l'art-thérapie jungienne, 7 modules en ligne, du 20 novembre 2026 au 8 janvier 2027. Chaque séance associe une partie théorique (environ 1 h 30) et une pratique créative guidée (environ 1 h), pour expérimenter sur vous et ensuite le lier à votre pratique d'accompagnement.
La formation s'adresse en premier aux professionnel·les en exercice — art-thérapeutes, psychologues, psychothérapeutes, facilitateur·rices d'ateliers — et reste ouverte aux artistes et aux personnes curieuses de Jung combiné à la création artistique. Aucune connaissance préalable approfondie de Jung n'est requise : un niveau universitaire suffit.
Tarif lève-tôt jusqu'au 16 novembre..
Places limitées à 20 personnes, replays disponibles 1 an et supports fournis.
👉 Je réserve ma place — ou écrivez à [email protected] pour toute question.
Références bibliographiques
- Cane, F. (1951). The Artist in Each of Us. Pantheon Books.
- Carpendale, M. (2009). A Geography of Dream Work and Art Therapy. Trafford Publishing.
- Duchastel, A. (2005). La voie de l'imaginaire : le processus en art-thérapie. Éditions Quebecor.
- Hamel, J. (2019). Rêves, art-thérapie et guérison. Éditions du CRAM.
- Hillman, J. (1977). An inquiry into image. Spring, 62–88.
- Jung, C. G. (1973). Ma vie : souvenirs, rêves et pensées (A. Jaffé, éd.). (Œuvre originale publiée en 1961.)
- Jung, C. G. (2009). Le Livre rouge : Liber Novus (S. Shamdasani, éd.). W. Norton.
- McNiff, S. (1992). Art as Medicine: Creating a Therapy of the Imagination. Shambhala.
- Stein, M. (1998). Jung's Map of the Soul: An Introduction. Open Court.
- Swan-Foster, N. (2018). Jungian Art Therapy: A Guide to Dreams, Images, and Analytical Psychology. Routledge.
- von Franz, M.-L. (1983). On active imagination. In M. F. Keyes, Inward Journey: Art as Therapy. Open Court.
Livres recommandés
- Nora Swan-Foster, Jungian Art Therapy (Routledge, 2018). À ce jour le seul ouvrage qui relie systématiquement psychologie analytique et art-thérapie, nourri de nombreuses vignettes cliniques. En anglais.
- Murray Stein, Jung's Map of the Soul (Open Court, 1998). Une carte claire et accessible de la psyché selon Jung : ego, persona, ombre, anima/animus, Soi. Idéal pour poser des bases solides.
- Johanne Hamel, Rêves, art-thérapie et guérison. La référence francophone sur le travail des rêves par l'image et le corps, par une pionnière québécoise de l'art-thérapie somatique.
- Shaun McNiff, Art as Medicine (Shambhala, 1992). Un classique des arts-thérapies expressives : l'image y est traitée comme un être vivant avec lequel on entre en dialogue.
- G. Jung, Ma vie : souvenirs, rêves et pensées (Gallimard). L'autobiographie où Jung raconte sa « confrontation avec l'inconscient » — la matrice du Livre rouge et de toute l'art-thérapie des profondeurs.
- Alexandra Duchastel, La voie de l'imaginaire (Quebecor, 2005). Une approche francophone du processus en art-thérapie, riche en histoires de

